CENDRILLON

        Joël Pommerat

Joël Pommerat à propos de Cendrillon :

« Je me suis intéressé particulièrement à cette histoire quand je me suis rendu compte que tout partait du deuil, de la mort (la mort de la mère de Cendrillon). À partir de ce moment, j’ai compris des choses qui m’échappaient complètement auparavant. J’avais en mémoire des traces de Cendrillon version Perrault ou du film de Walt Disney qui en est issu : une Cendrillon beaucoup plus moderne, beaucoup moins violente, et assez morale d’un point de vue chrétien. C’est la question de la mort qui m’a donné envie de raconter cette histoire, non pas pour effaroucher les enfants, mais parce que je trouvais que cet angle de vue éclairait les choses d’une nouvelle lumière. Pas seulement une histoire d’ascension sociale conditionnée par une bonne moralité qui fait triompher de toutes les épreuves ou une histoire d’amour idéalisée. Mais plutôt une histoire qui parle du désir au sens large : le désir de vie, opposé à son absence. C’est peut-être aussi parce que comme enfant j’aurais aimé qu’on me parle de la mort qu’aujourd’hui je trouve intéressant d’essayer d’en parler aux enfants… » .

 

 

Dans son Cendrillon, Pommerat s’éloigne du conte moraliste qu’en fait Perrault, et se rapproche, dans une certaine mesure, de la noirceur et de la drôlerie cruelle qui émanent de la version des frères Grimm. Le dramaturge choisit de traiter à la marge le thème central de l’ascension sociale, et celui de la récompense céleste finale, conséquente à la souffrance endurée et au sacrifice de soi. Pommerat réécrit un conte moderne sur la mort, le refoulement, le déni, la culpabilité, et ses corrélatifs antagoniques -la liberté, la réalisation de soi, le désir, la vie- où l’héroïne « Cendrier » entreprend une psychanalyse spectaculaire, en actes. Décapant le conte ancien et le dépouillant jusqu’à l’os, avec humour et profondeur, il réinterroge l’initiation cruelle que s’inflige une adolescente en deuil, descendante directe d’Electre ou d’Antigone : Cendrillon, ou du bon usage d’un travail de mémoire et d’oubli, pour renaître au monde…

 

Entre marâtre et marraine, une très jeune fille cherche sa voie… L’une et l’autre marquent la place de celle qui manque si cruellement : la mère, dont la disparition ouvre l’histoire de Cendrillon. Pour la réinventer à sa façon, Joël Pommerat a souhaité reprendre les choses d’un peu plus haut afin de créer une pièce “sur la mort, sur la vie et sur le temps”. Son récit commence donc tandis que la mère malade adresse à sa fille des paroles presque inaudibles et qu’elle ne comprendra pas tout à fait… Parfois, le deuil arrête le temps ; parfois, les vivants se sentent chargés des morts, au risque de succomber sous le fardeau. Comment Cendrillon se remettra-t-elle en marche en se délivrant du malentendu qui l’accable ? Avec une délicatesse qui n’exclut pas un certain humour, Pommerat aborde ici une troisième fois, après Le Petit Chaperon Rouge et Pinocchio, les questions graves et vitales de toute enfance.

F. Poinceau

 

CENDRILLON

 

Texte :  Joël POMMERAT

                                                

Mise en scène :   Frédéric POINCEAU

 

Avec les étudiants de l’université, par ordre d’entrée en scène :                              

                                                         

Clarisse ARNAUD……………….Narratrice 1

Alexandra BORGHINO………..Mère, Narratrice 2     

Léa CABRERA………………….....Cendrillon 1

Aurélie DUPRE…………………...La belle mère 1

Léa DELAISSE………………........La grande sœur 1

Coraline LEROY.......................La petite sœur 1

Baptiste ADELMAR………...…..Le père 1

Clara TOQUET…………………....La fée

Johanna GRIESSER…………......La belle mère 2

Margaux BOUDRET…………….Cendrillon 2

Renaud PELLEGRINO…………..Le père 2

Laura BLANC…………………......La grande sœur 2

Léa JEAN THEODORE……...…..La petite sœur 2

Maëlys ZUCCHI………………......La belle mère 3

Paul FRAVEGA...……………….....Le très jeune prince

Marius RAMBAUD……………....Le roi

 

Assistanat mise en scène : Romane PINEAU et Salya OBERTHÜR

Scénographie : Laura ESCRIBA et Mégane PIGNOL

Lumières : Camille MENEI                                                                     

Costumes : Elise PY et Jeanne GANGLOFF

Son et musique originale : Jules BOURRET

Médiation : Pauline LAGLEIZE et Clara BLANC  

 

DU 12 AU 16 MAI 2015

Mardi, Vendredi, Samedi 20H30

Mercredi et Jeudi 19H

 

Théâtre Antoine Vitez

Aix-Marseille Université – 29 Av Robert Schuman – 13100 AIX EN PCE.

 

Réservation : 04 13 55 35 76

www.theatre-vitez.com

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