THEÂTRE ANTOINE VITEZ

Du mardi 23 au samedi 27 février Mardi, vendredi et samedi 20h30 / Mercredi 19h, jeudi 14h30

Création universitaire avec les étudiants du département théâtre d’AMU

 

ANDROMAQUE

 

Texte de Racine

Mise en scène  Frédéric Poinceau

Avec  Baptiste Adelmar, Clarisse Arnaud, Alexia Chadard, Simon Durand, Romain Henry, Chloé Humbert, Charlène Juvé, Stéphanie Léon, Youssra Mansar, Maéva Mortemousque, Alexandre Peyron et Olkan Servellat

Scénographie  Alexia Chadard, Simon Durand

Costumes  Agathe Pépiot

Régie  Thomas Fehr, Damien Franceschi

Médiation  Marina Lovalente

Assistante  Emma Ginoux

 

Après la guerre de Troie, au cours de laquelle Achille a tué Hector, la femme de ce dernier, Andromaque, est réduite à l’état de prisonnière avec son fils Astyanax par Pyrrhus, fils d’Achille. Pyrrhus tombe amoureux d’elle alors qu’il doit en principe épouser Hermione, la fille du roi de Sparte Ménélas et d’Hélène. Une guerre ne finit pas vraiment, elle de déplace seulement, change d’espace. Ici, pour la deuxième génération elle se prolonge sur le terrain de l’amour.

 

"Soumis à l’incandescence de leurs passions, au poids du passé dont il faut s’arracher, les protagonistes ne peuvent recourir ni à la sagesse, ni à la morale ; ils ne cherchent jamais à se consoler ou à modérer l’intensité mortelle de leurs joies et de leurs souffrances. Ils sont condamnés à vivre dans le malheur le plus pur, le plus absolu, ballotés entre passion et devoir. C’est avec une extrême tendresse, teintée d’enfance, que se révèlera la cruauté des enjeux et des aliénations : chuchotements et effleurements brûlants, portant en eux un désir, une aversion, une blessure, un secret. Le vers sera là pour consoler les figures...

Nous nous efforcerons d’aborder la pièce, et ses figures mythiques, par leurs enjeux de langue. Un enjeu la survie, dans un combat verbal dont la violence excède le raffinement... Notre entrée se fera par l’artisanat du verbe, en l’occurrence la versification racinienne, sa métrique, sa syntaxe, sa brutalité et sa beauté. Les personnages n’existent pas, c’est la choralité de la mythologie racinienne qui nous importe, le récit de ses blessures et de ses aliénations. Nous apprendrons à parler cette langue étrangère selon des règles communes. « Songez que je parle une langue étrangère… » (Phèdre, acte II, scène 2). Nous partirons du postulat que la déclamation de l’alexandrin n’est ni de la prose, ni de la musique, et que le vers est aussi la chose la plus naturelle du monde : L’alexandrin dispense l’acteur d’avoir du talent**

 

La pièce s’énoncera dans une extrême proximité avec le spectateur, dans un dispositif bi-frontal : un théâtre de chambre adolescent, un théâtre de l’enfance contrariée , privilégiant le dépouillement, la fragilité, la polyphonie des sentiments, le chuchotement et la transparence, en gros plan. Avec pour recueil d’images, les pieds, mains, yeux, bouches de Bresson et d’Antonioni..."

 

Frédéric Poinceau

 

*   Sur Racine  Roland Barthes.

** Dire le vers  François Regnault

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Frédéric Poinceau joue avec de nombreuses compagnies théâtrales, en France et à l’étranger. Il met en scène plusieurs spectacles comme, entre autres, Histoires Vagues d’après des scénarios de Jean-Luc Godard, Le Lieu du Crime, Les Bienfaits de l'Amour d'après le Banquet de platon, et Victor ou les enfants au pouvoir joué en 2015 au Théâtre Antoine Vitez. Frédéric Poinceau intervient régulièrement en tant que metteur en scène et enseignant en section théâtre d’AMU. Il y dirige des ateliers de jeu à partir des répertoires classiques ou contemporains et met en scène des productions théâtrales universitaires avec les étudiants, dont Je tremble et Cendrillon de Joël Pommerat et L’eveil du printemps de Frank Wedekind.

ANDROMAQUE
       Racine
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